J’ai eu l’occasion de participer le 3 février dernier à une table ronde ayant pour thème « Quelle place pour l’innovation financière dans la transition énergétique ? » lors du colloque que BPCE organisait à l’espace Georges V à Paris. Voici un résumé de cette intervention et une courte vidéo enregistrée juste après le colloque.
« André Joffre, vice-président d’Enerplan, syndicat de la filière solaire, président de la Banque Populaire du Sud et président du pôle de compétitivité Derbi (Développement des énergies renouvelables dans le bâtiment et l’industrie), a d’abord positionné les différents acteurs et les différents financements, en fonction des différents types de projets.
Le cœur de métier d’Enerplan, ce sont les petits projets, a-t-il précisé. Selon André Joffre le rôle des banques est de trouver des moyens innovants pour financer ce type d’initiatives.
Par exemple le conseil régional Languedoc Roussillon vient de lancer un appel à projets pour mobiliser des collectivités, des groupes de citoyens dans une logique participative et d’appropriation de la transition énergétique.
L’idée est de pouvoir monter un fonds pour préfinancer les développeurs de ce type de petits projets. La région interviendra dans cette structure à hauteur de 50 % : lorsque la coopérative mettra un euro, la région investira également un euro dans le financement des fonds propres.
André Joffre a souligné l’appétence du public pour l’autoconsommation : Les gens veulent consommer l’énergie qu’ils produisent. Il faut aller plus loin et faire des écoquartiers, pouvoir échanger de l’énergie entre voisins a-t-il plaidé.
Grâce à l’innovation technologique, le photovoltaïque arrive dans une zone de rentabilité qui lui permettrait bientôt de ne plus être aidé. On est complètement à l’inverse des grandes centrales, le modèle change.
Autre exemple, le simple thermostat connecté de Google est quelque chose de magique s’est enthousiasmé André Joffre qui a affirmé que dans son pôle de compétitivité on estimait qu’il n’y a jamais de problème de financement. Cela peut prendre du temps, mais quand le projet est bon il y a moyen de financer, ne serait-ce que via du capital risque.
En guise de conclusion, André Joffre a avancé que le terme de transition énergétique lui paraissait trop suave, car nous sommes dans les chocs, dans le brutal. Pour illustrer ces chocs il a mentionné la fin des tarifs administrés, le choc du numérique, le mix des énergies renouvelables et du numérique. »
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