Irriguer ses champs grâce au soleil, c'est la solution écologique expérimentée par Damien Baillet. Ce maraicher en agriculture biologique est à la tête de la micro-ferme Surikat & co, située sur l'île de la Barthelasse, à Avignon. Il a financé son projet grâce au plan "France Relance".
Damien Baillet est à la tête de la micro-ferme Surikat & co, implantée depuis trois ans sur l'île de la Barthelasse à Avignon. Il a installé quatre panneaux solaires reliés à une pompe traditionnelle. Ils prennent en charge la production de 1.000 watts, les batteries complètent avec 500 watts pour faire fonctionner la pompe. « J'irriguais avec une motopompe, c'est-à-dire une pompe thermique qui fonctionne à l'essence, explique-t-il. Transformer de l'essence en eau, ça n'a aucun sens. Surtout dans une région comme la nôtre, où il y a du soleil en permanence. »
« Je vois déjà la différence sur mes légumes. »
Il utilise désormais un système d'arrosage par micro-aspersion, de 11 à 16 heures, en plein soleil : « Contrairement à la croyance populaire, arroser en plein été, sous le soleil ne brûle pas les feuilles des légumes. C'est parfait, ça ne décharge quasiment pas les batteries. » Selon lui, utiliser l'énergie solaire n'a que des avantages. « Je ne suis plus dans un souci d'économie. J'irrigue vraiment ce qu'il faut, quand il faut. Honnêtement, en une semaine je vois déjà la différence sur mes légumes », se réjouit-il.
Faire passer le message
L'installation a été financée grâce au plan de relance « France Relance ». « Il y en a pour 3.000 euros en tout, annonce Damien Baillet. J'utilisais 50 euros d'essence minimum, donc c'est rentabilisé assez rapidement en fait. » Depuis qu'il a publié sur sa page Facebook la photo de son système d'irrigation, quatre maraichers ont pris contact avec lui, intéressés par cette solution. « Mon projet c'est de faire des tests et ensuite d'essaimer ces idées », explique le maraîcher, désireux de partager son expérience.






