Le projet STaFF — pour « Souveraineté industrielle Tandem de Fabrication Française » — vise à franchir une étape décisive dans l’industrialisation des futures générations de panneaux solaires photovoltaïques. Présenté dans une vidéo tournée à l’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France, à Paris-Saclay, ce programme s’inscrit au cœur des enjeux technologiques et industriels de la transition énergétique.
Aujourd’hui, la technologie dominante du photovoltaïque repose sur le silicium. Mature, fiable et largement déployée depuis plusieurs décennies, elle approche cependant de ses limites physiques théoriques en matière de rendement. L’objectif de STaFF n’est donc pas de remplacer le silicium, mais de l’amener vers une nouvelle étape de performance grâce à une architecture dite « tandem ».
Une rupture technologique pour augmenter les rendements
Le principe consiste à empiler plusieurs couches photovoltaïques afin de capter une plus large part du spectre solaire. Dans le cas du projet STaFF, une cellule à base de pérovskite est placée au-dessus d’une cellule silicium existante. Cette combinaison permet, pour une même surface, de convertir plus efficacement l’énergie lumineuse incidente.
L’enjeu est considérable : passer du module de laboratoire à une production en série de panneaux photovoltaïques fondés sur cette rupture technologique. C’est précisément le rôle du projet STaFF, mené avec Voltec Solar, premier fabricant français de panneaux photovoltaïques.
Un projet France 2030 pour une industrie solaire européenne
Financé par l’État dans le cadre du dispositif France 2030 et opéré par l’ADEME, STaFF ambitionne d’explorer, sélectionner puis industrialiser les solutions technologiques permettant de faire émerger une filière photovoltaïque française et européenne plus souveraine.
Au-delà de la performance scientifique, le projet porte une ambition industrielle forte : contribuer à une production solaire décarbonée, compétitive et créatrice de milliers d’emplois. Dans un marché mondial dominé par l’Asie, le tandem pérovskite-silicium pourrait ainsi devenir l’un des leviers de reconquête industrielle du photovoltaïque en Europe.





